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Proposition pour un autre regard

Justification des suppression des lits d'hopitaux

baslesmasques

Un rapport de la DREES sorti le 29 septembre indique que plus de 5700 lits d’hôpital ont été supprimés en 2020, et que 25 hôpitaux et cliniques ont fermé leur porte en pleine pandémie. Une situation dénoncée par de nombreux observateurs, qui fait l’objet de justifications pour le moins douteuses. Par le journal en ligne "Bas les masques"

C’est un chiffre qui inquiète : en 2020, la France était passée en dessous de la barre des 3 000 établissement de santé sur le territoire (précisément 2983, répartis en 1 342 établissements publics et 974 privés à but lucratif) après la fermeture de 25 d’entre eux (principalement des petits hôpitaux publics de proximité) au cours de l’année dernière. Pour un total de 386 835 lits, chiffre en repli de 1,5% par rapport à l’année passée, après la fermeture de 5 778 lits. En dépit de la pandémie, et alors que toutes les mesures restrictives de libertés permises par les multiples états d’urgence sanitaire — desquels nous sommes encore loin d’être sortis — la tendance à la diminution des lits engagée il y a déjà plusieurs années se poursuit donc inexorablement.

Comme l’indique en effet le rapport de la DREES, ce sont déjà 27 000 lits qui ont été fermés au cours des sept dernières années, représentant une diminution de 6,5%. Plus grave, l’année 2020 a même vu une accélération des fermetures de lits, alors même que l’on a enfermé la population durant des mois pour « éviter la saturation hospitalière ». Une dynamique qui a même été accélérée par les multiples déprogrammations de soins au pic de la crise, ainsi que par la modification de chambres doubles en chambres simples pour « limiter les contagions » … ce qui n’a pourtant pas empêché la formation de plusieurs foyers épidémiques dans les hôpitaux.

Le développement de l’ambulatoire, une bonne solution ?

Bien évidemment, la publication de ces chiffres n’a pas manqué de faire réagir, de nombreux commentateurs s’étonnant qu’en période de « guerre », l’État ne trouve rien d’autre à faire que diminuer ses capacités logistiques. Alors même que, on ne le répétera jamais assez, le confinement a été mis en place pour prévenir un risque d’engorgement des hôpitaux. De quoi s’étonner, voire s’indigner.

En tête des justifications à ces milliers de suppressions de lits : la réorganisation des systèmes de soins pour laisser une place plus large à l’ambulatoire. Comme l’indique le rapport de la DREES : « Ce repli poursuit une tendance observée depuis plusieurs années, qui reflète la volonté de réorganiser l’offre dans un contexte de virage ambulatoire », avant d’ajouter « mais aussi de contraintes de personnel ne permettant pas de maintenir les lits ». Un déficit de personnel donc, qui se voit compenser par des fermetures de lits plutôt que par une meilleure gestion des ressources humaines, visible tout particulièrement dans le cas de l’hôpital public, qui pâtit d’une concurrence du privé. Situation qui n’est d’ailleurs pas prête de s’arranger depuis l’obligation vaccinale des soignants : depuis deux semaines, ce sont déjà plus de 3 000 soignants qui ont été suspendus, ce qui a occasionné l’activation du « plan blanc » dans certaines établissements pour compenser le manque de personnel.

Conséquence de la réorganisation vers davantage d’ambulatoire : une augmentation des place d’hospitalisations partielles de l’ordre de 1,7%. Depuis 2013, ce sont 8 200 places de ce type qui ont été créées. Quant à l’hospitalisation à domicile, elle a bondi de 10,2% en 2020. Le rapport de la DREES indique à ce titre que 21 300 personnes pouvaient désormais être prises en charge à domicile. Néanmoins, en ce qui concerne certain type de patients — et tout particulièrement les personnes âgées — il est pour le moment difficile d’avoir un tableau précis de la situation, notamment en ce qui concerne la question de l’adaptation de leur domicile à leur situation ou encore le véritable niveau de soin dont ils bénéficient, sachant qu’ils n’ont pas de personnel médical à proximité en continu.

Moins de places nécessaire grâce aux progrès de la médecine ?

Comme le rappelle Ouest France, la baisse des lits d’hospitalisation dite « complète » n’est pas un phénomène nouveau : depuis 1998, ce sont déjà 100 000 lits qui ont été supprimés. Un phénomène justifié par… les progrès de la médecine. Ce que le quotidien justifie en précisant que « Les techniques chirurgicales modernes, les recours à des traitements médicamenteux ont réduit le temps d’hospitalisation nécessaire au traitement de nombreuses pathologies. Dans les années
1970, une appendicite nécessitait plusieurs jours d’hospitalisation. L’opération est désormais réalisée en ambulatoire »,
ajoutant : « Pendant que le nombre de lits diminuait dans les hôpitaux, les traitements en ambulatoire ont explosé, ainsi que les hospitalisations à domicile (HAD). Ces dernières permettent d’assurer au maximum le confort du patient loin du tumulte hospitalier, et sa sécurité. » Ce qui peut paraître surprenant, d’autant que le vieillissement de la population pose de véritables interrogations sur la nécessité de prises en charge adaptées qui seront, à l’avenir, de plus en plus nombreuses. S’il est indéniable que la médecine progresse d’année en année, la justification des réorganisations d’ordre économique par les progrès scientifiques reste un peu légère.

Au final, la dynamique de fermetures progressives de lits dans laquelle la France est engagée depuis des années la place au 10ème rang du classement des lits d’hôpitaux dans les pays de l’OCDE. Un classement dont le top 3 est dominé par le Japon (12,84 lits pour 1000 habitants), suivi par la Corée (12,44) et la Russie (8). L’Allemagne est quatrième avec 7,91 lits pour 1000 habitants, quand la France en compte 5,84, tout juste devant la Slovaquie avec 5,76.

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